MÉDITATION DU 23 MAI 2024

23 MAI 2024

 

Lecture : Genèse
50.7-14

 

Ces versets sont l’occasion
de nous arrêter sur la réalité du deuil.

 

PÉRIODE. À l’époque, on réservait beaucoup de
jours à pleurer un défunt. Les Égyptiens ont pleuré Jacob durant 70 jours [Genèse
50.3]. Puis, rendu en Canaan, Joseph fit un deuil supplémentaire de 7 jours.
Pour Moïse, le deuil du peuple dura 30 jours [Deutéronome 34.8].

 

Pour nous, de
telles périodes nous paraissent exagérées. Mais il me semble que notre société se
trouve à l’opposé en préparant des funérailles plutôt expéditives, comme si l’on
voulait simplement se débarrasser du défunt au plus vite pour tourner la page.
J’ai l’impression que c’est en raison de la peur et du refus d’aborder la mort.

 

À l’époque, les
journées de pleurs étaient vécues de façon très artificielles, au point où on
engageait des femmes pleureuses [cf. Jérémie 9.16]. Cependant, il y a une place
pour pleurer un défunt. Jésus a pleuré son ami Lazare [Jean 11.35]. C’est donc
normal que nous pleurions nos proches disparus.

 

Les paroles
creuses de certaines personnes de notre société qui disent qu’il faut tourner
la page rapidement ne sont pas recevables. Les personnes endeuillées doivent
prendre le temps de vivre leur deuil et ceux qui les entourent doivent pleurer
avec elles [Romains 12.15 ; cf. Jean 11.19].

 

Le Seigneur sait
consoler ceux qui se confient en lui. Les Écritures, qui nous plongent dans la
perspective de Dieu, nous donnent la consolation dans toutes nos épreuves [Romains
15.4]. Si nous sommes endeuillés, sachons que le Seigneur console les affligés.

 

RÉFLEXION. Le deuil devrait également servir de
période de réflexion. À moins de mourir très jeune, tous les hommes ont assisté
à des funérailles. Chacun doit réaliser qu’un jour, c’est lui-même qui sera mis
dans un tombeau et que ses proches le porteront en terre.

 

Les funérailles de
nos proches doivent nous préparer à notre propre mort. Nous devons prendre
conscience du caractère éphémère de nos vies et nous préparer à traverser le
rideau mortuaire.

 

Plus nous
vieillissons, plus nous devenons conscients de la vitesse à laquelle la vie se
déroule. La Bible compare notre séjour terrestre actuel à une fleur qui, sur un
coup de vent, n’est plus [Psaume 90.3-6].

 

Il est fréquent d’entendre
que l’important, c’est le moment présent. Et pourtant, on prépare nos
prochaines vacances, l’automne, on se prépare pour l’hiver, et au printemps, on
se prépare pour l’été. On se prépare pour un mariage, on se prépare pour la
rentrée scolaire, d’autres, pour la retraite. Mais sommes-nous préparés pour ce
rendez-vous inévitable de la mort ?

 

La seule façon de
s’y préparer est de placer notre confiance en Jésus-Christ. Lui seul a ce
pouvoir de nous délivrer de la mort éternelle [Romains 8.11]. Nous n’avons pas
l’éternité pour prendre une décision éternelle.

 

Père céleste, quel
repos nous avons en Jésus-Christ. Nous te prions que la mort prenne un sens
pour nous comme pour ceux qui nous entourent et que les gens soient convaincus
que Jésus-Christ est la résurrection et la vie. Amen !

 

Daniel Durand, pasteur de l’Église réformée baptiste de
Drummondville

 

Chaîne YouTube :

https://www.youtube.com/channel/UCrO25AbIgFO-RFzdpicwQGA

 

Site internet :

https://erbdrville.com/

 

Page Facebook :

https://www.facebook.com/ERBDRVILLE

 

Faire un
don :

https://www.zeffy.com/fr-CA/donation-form/bb6e6258-b870-4909-8af2-0d1f914cca2f



 

Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

A lire également