MÉDITATION DU 19 FÉVRIER 2022

MÉDITATION
DU 19 FÉVRIER 2022

 

Lecture : Galates
1.10-12

 

Paul est d’une
grande cohérence. Puisqu’il a été appelé par Dieu comme apôtre [Galates 1.1],
c’est à Dieu seul qu’il doit plaire.

 

Dans le pastorat,
la pression des hommes est très forte. Chaque personne a ses goûts, ses
sensibilités, ses opinions, ses objections, son arrière-plan. Dans certains
cas, nous devons trouver des solutions pour rallier le plus grand nombre. Par
exemple, l’heure du culte n’est pas prescrite dans les Écritures. Chaque Église
locale doit regarder ce qui convient au plus grand nombre.

 

Mais pour d’autres
décisions, le rôle des ouvriers ne consiste pas à rallier tout le monde mais à
examiner les Écritures, les enseigner aux frères et sœurs, et à s’assurer de
leur application.

 

Par exemple, si
des frères et sœurs désirent que l’assemblée ajoute un chant dans son
répertoire mais que le chant comporte des problèmes théologiques, les anciens
ne devront pas céder à la pression mais plutôt expliquer aux frères et sœurs pourquoi
le cantique ne peut pas être reçu.

 

Il se peut que
certaines décisions entraînent un mécontentement et que certains quittent. J’ai
déjà entendu que si une décision divise, c’est qu’elle n’est pas de Dieu. J’ai
de sérieux bémols sur une telle affirmation. Il arrive que des gens quittent le
navire parce que les choses ne se passent pas comme ils le désirent.

 

Les Écritures nous
disent que les anciens doivent diriger par la Parole de Dieu. Et diriger c’est
aussi décider. Mais ils doivent le faire pastoralement et en expliquant avec
les Écritures les principes bibliques qui les ont dirigés dans leur décision.
Et les frères et sœurs doivent alors entériner.

 

Il y a un danger
réel d’œuvrer en voulant garder à tout
prix
tout le monde. On tombe alors dans les compromis. Jamais les Écritures
ne donnent des objectifs numériques ni même l’ambition d’augmenter en nombre.
Le focus n’est pas sur une croissance numérique mais sur le maintien de la
vocation de l’Église qui est d’être la colonne et l’appui de la vérité [1
Timothée 3.15]. La croissance numérique suivra.

 

Frères et sœurs,
les bergers n’ont pas comme fonction de se laisser diriger par les brebis mais
plutôt de les diriger. Ils peuvent et doivent les entendre et répondre à leurs
besoins. Mais ce sont eux qui doivent diriger et ils doivent le faire par la
Parole de Dieu. C’est aussi dans cette optique que les futurs pasteurs doivent être
formés.

 

Prions pour nos
pasteurs, que le Seigneur leur donne d’être fidèles aux Écritures et qu’ils
aient des cœurs pleins de compassion pour le troupeau qui leur est confié.

 

Bon Père céleste,
merci pour Jésus-Christ, le Berger fidèle et parfait. Puisse son Esprit diriger
nos pasteurs. Amen !

Daniel Durand, pasteur

Église réformée baptiste de Drummondville

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