MÉDITATION DU 25 NOVEMBRE 2021

MÉDITATION DU 25 NOVEMBRE 2021 

 

Lecture : Deutéronome 15.1-11 

 

Dans l’Antiquité, l’endettement était rarement dû à des dépenses irresponsables mais plutôt à des situations hors du contrôle humain comme des mauvaises récoltes ou un père qui tombe malade et qui ne peut travailler durant une longue période, ou pire, un père qui décède. 

 

Parfois, une veuve devait vendre ses enfants comme esclaves pour survivre. Elle recevait de l’argent sur le coup mais par la suite, elle se trouvait privée d’eux pour l’aider sur la terre. Les dettes, la pauvreté et l’esclavage faisaient partie de la réalité à l’époque. 

 

Heureusement, notre Dieu est bienveillant et a prévu des lois pour protéger ces personnes. Et ces lois concernent les prêts. 

 

Une personne dans le besoin pouvait emprunter à son compatriote. Et à chaque tranche de 7 années, le prêt était annulé. C’était une forme de sabbat. Les tranches de 7 années étaient fixes pour tout le peuple. Alors si un Israélite empruntait 4 ans avant l’échéance d’une tranche de 7 années, au bout de 4 années, son prêt était annulé. Les remboursements n’étaient pas en argent mais en travail. C’est en devenant esclave de son créancier que l’emprunteur remboursait sa dette. 

 

Dieu met en garde contre une situation. Si un Israélite voit son compatriote dans le besoin alors que la prochaine échéance des 7 années allait arriver bientôt, l’emprunteur ne sera pas esclave assez longtemps pour rembourser toute sa dette, l’Israélite devait quand même ouvrir son cœur et prêter de l’argent en acceptant de perdre pour le bien de son frère. L’étranger ne bénéficiait pas de cette grâce [Deutéronome 15.3]. 

 

Cinq raisons sont données pour que les créanciers soient généreux envers leurs compatriotes israélites  : ils doivent se souvenir de la bonté de Dieu, obéir à la parole de Dieu, faire confiance à la promesse de Dieu, savoir que la bénédiction suit l’obéissance, et aimer le peuple de Dieu. 

 

LA BONTÉ DE DIEU [Deutéronome 15.4] — Aux yeux de Dieu, nous sommes tous des débiteurs. Nous avons tous une dette envers Dieu, une dette que Dieu a annulée. C’est gratuitement qu’il nous sauve. Et c’est généreusement qu’il nous donne les fruits de la terre. 

 

L’OBÉISSANCE À SA PAROLE — La loi de Dieu n’est jamais une suggestion mais une injonction [Deutéronome 15.5]. Nous devons être généreux et solidaires de nos frères et sœurs qui ont besoin. Nous devons ouvrir notre cœur… et notre porte-monnaie. 

 

CROIRE EN LA PROMESSE — L’obéissance à la loi demandait la foi en Dieu. Le créancier ne devait pas se fier à l’emprunteur pour être béni mais sur Dieu.  

 

DIEU BÉNIT L’OBÉISSANCE — Le texte, et nous le constatons tout au long du livre, nous enseigne que Dieu bénit l’obéissance, Dieu bénit la consécration. Celui qui recherche le royaume et la justice se verra donner tout ce dont il a besoin [Matthieu 6.33]. 

 

AIMER LE PEUPLE DE DIEU — Dieu aime son peuple de façon particulière. C’est un amour particulier et unique [Jean 13.1 ; 15.13]. Et nous devons nous aimer les uns les autres comme le Seigneur nous a aimés. Il s’est sacrifié pour nous, il a donné sa vie pour nous. Ainsi, nous aussi nous devons nous donner aux frères et sœurs et accepter de perdre pour le bien de l’autre, accepter même de subir une injustice au profit de l’autre.  

 

Père céleste, merci pour ta loi qui nous rappelle combien nous sommes au bénéfice de ta grâce. Merci d’avoir pris notre dette et de nous en avoir libérés. Amen !  

Daniel Durand
pasteur de l’Église réformée baptiste de Drummondville


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